© 2023 by Name of Site. Proudly created with Wix.com

  • Facebook Social Icon
  • Twitter Social Icon
  • Google+ Social Icon

La série des enregistrements photographiques a débuté au début des années 2000 à partir de l'idée d'interroger simultanément le dessin et la photographie autour d'une même intention de saisir la figure d'un corps. Un dispositif particulier a été alors mis en place afin d'inclure le tracé, le modèle et le dessinateur dans l'image, comme pour tenter de vérifier une correspondance impossible entre la ligne de contour et le corps réel, photographié.

 

Un appareil photo réglé en pose longue est installé face à celle qui dessine alors qu'elle prélève la ligne de contour directement sur le corps d'un modèle. Le temps de la prise de vue correspond au temps du dessin (de 30 secondes à quelque minutes) exécuté dans la pénombre avec une lampe de poche en guise de crayon. La lumière ne se dépose pas comme le ferait la matière d'un crayon, elle s'écoule et disparaît. Elle apparait plus tard, comme une vision différée, une fois la photographie développée. Paradoxalement l'outil est lumineux mais le tracé est aveugle. Il faut le procédé photographique pour révéler ce geste aveugle. Entre temps, l'action exige une concentration guidée par une intention claire, mais sans contrôle, sans repentir possible, ni effacement, ni retour en arrière. Tout est enregistré: la maladresse, l'errance, les absences autant que l'apparition d'une figure, à si peu de choses près.

 

Le premier objectif était alors de faire cette expérience “pour voir”, dans tous les sens du terme.

Les images qui en ont résulté ont porté à de nombreuses  conséquences, notamment à propos de la disparition des corps dans l'image. Car il s'opère une sorte d'inversion du visible: ce qui n'était pas visible au moment de l'action (le dessin), cette zone aveugle, apparaît alors que ce qui était bien présent à nos sens (le corps) disparaît à l'image.

 

Les expérimentations ont ensuite continué en empruntant d'autres voies mais toujours initiées par des questions autour du temps, de l'espace, du corps en acte, de la lumière et du visible...

 

Une partie de ces images font l'objet de tirages papier, d'autres sont réalisées en diapositives noir et blanc et destinées à des installations de projections. Leur réalisation nécessitent de travailler de nuit à l'occasion de séjours ou de résidences dans des lieux. Le titre des séries porte leur nom: usine Ste Marthe à St Julien Molin Molette, librairie Liber Solis à Chabeuil, Observatoire de Paris, Prieuré de Charrière, Chapelle des Roberts à St Julien en St Alban, Beau Garage à Valence...

Vercors, ligne de marche, 2007

Observatoire de Paris, 2009

Prieuré de Charrière, 2012

Travaux en commun avec Ena Lindenbaur:

livre en 2014 avec Ena Lindenbaur et Caroline Sagot-Duvauroux à l'occasion de l'exposition A travers champs, Espace Ducros, Grignan.

http://www.enalindenbaur.eu/livres/5-a-travers-champsDessins de lumière en 2007-08

http://www.enalindenbaur.eu/dessins/15-dessins-de-lumiere

Usine Ste Marthe, St Julien Molin-Molette, 2003-05 - images 4 et 5 avec la participation de Ena Lindenbaur